Déclarer ses émissions de gaz à effet de serre : une action responsable menant à des réductions

Par Jean-François Comeau, B. Sc., M.Env.
Directeur – Développement des affaires

Inutile de vous convaincre que toutes les organisations font partie de la solution dans la lutte aux changements climatiques. Mais où débuter? Forcément en faisant le point sur ses propres émissions, ce qui mettra la table pour élaborer une stratégie de réduction. Plusieurs organisations ont déjà choisi de déclarer leurs émissions sur une base volontaire, et même de faire vérifier ce travail par un tiers indépendant. Ces organisations y trouvent forcément leur compte : plusieurs y verront une pièce de leur stratégie de responsabilité environnementale et sociétale, d’autres y verront même un moyen d’envoyer un signal à leurs employés que leur propre organisation agit concrètement. N’est-ce pas là aussi un moyen de fidéliser les équipes de travail?

Ainsi, poser un premier geste concret visant à faire un bilan de ses émissions posera une première étape vers une démarche de réduction qui sera entreprise par l’organisation. Faire vérifier ce bilan amènera une certaine assurance (qu’on pourra qualifier de raisonnable ou de limitée) aux parties prenantes que ce bilan des émissions, qu’on appelle également inventaire GES, est fait selon les règles de l’art. On voudra en effet faire vérifier que l’année de référence est choisie adéquatement, que toutes les sources significatives sont incluses,  que les méthodologies de quantification sont rigoureuses, autant de facteurs qui ajouteront de la crédibilité à l’exercice. On peut lire de plus en plus d’analyses et d’articles selon lesquels ne pas tenir compte de ses émissions de gaz à effet amène un risque nouveau pour les organisations, notamment au niveau de la réputation de l’organisation auprès de ses actionnaires, partenaires d’affaires et employés. Le site greenbiz.com fournit de très intéressantes lectures à ce sujet. Quelle organisation aimerait être pointée du doigt sur les réseaux sociaux comme ne prenant pas ses responsabilités en matière environnementale? Fermer les yeux devant sa responsabilité face à ses émissions de GES consisterait donc en un risque à gérer pour son organisation? Voilà une tendance qui devrait faire de la lutte aux changements climatiques un sujet d’intérêt pour les gestionnaires des organisations…à suivre!

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